Jour 1 – Les miracles, les signes et les prodiges sont des interventions de Dieu dans notre quotidien

 

VERSETS RÉFÉRENCE : 

Actes 28:1-10 Louis Segond
1 Après nous être sauvés, nous reconnûmes que l'île s'appelait Malte.
2 Les barbares nous témoignèrent une bienveillance peu commune; ils nous recueillirent tous auprès d'un grand feu, qu'ils avaient allumé parce que la pluie tombait et qu'il faisait grand froid.
3 Paul ayant ramassé un tas de broussailles et l'ayant mis au feu, une vipère en sortit par l'effet de la chaleur et s'attacha à sa main.
4 Quand les barbares virent l'animal suspendu à sa main, ils se dirent les uns aux autres: Assurément cet homme est un meurtrier, puisque la Justice n'a pas voulu le laisser vivre, après qu'il a été sauvé de la mer.
5 Paul secoua l'animal dans le feu, et ne ressentit aucun mal.
6 Ces gens s'attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement; mais, après avoir longtemps attendu, voyant qu'il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent d'avis et dirent que c'était un dieu.
7 Il y avait, dans les environs, des terres appartenant au principal personnage de l'île, nommé Publius, qui nous reçut et nous logea pendant trois jours de la manière la plus amicale.
8 Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie; Paul, s'étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit.
9 Là-dessus, vinrent les autres malades de l'île, et ils furent guéris.
10 On nous rendit de grands honneurs, et, à notre départ, on nous fournit les choses dont nous avions besoin. 

RÉFLEXIONS :

Lis  Actes 28 :1-10 et prends un moment pour répondre aux questions suivantes :

En tant que disciple de Christ, comment définirais-tu le terme « miracle » en plusieurs points ?

Ce texte d’Actes 28 nous décrit une journée de l’apôtre Paul. A sa place, comment aurais-tu réagi ?

CONTENU :

Tout d’abord, il est important de bien déterminer le sens du mot « miracle », car notre vision du monde a été profondément marquée et remodelée par le rationalisme et le doute systématique. Pour être plus exact, notre pensée a été remodelée par une philosophie naturaliste et humaniste qui définit le monde comme étant le résultat de causes naturelles et matérielles. Ainsi, on ne vous empêchera pas directement de croire en Dieu : c’est beaucoup plus subtil que cela, on vous dira que vous pouvez croire ce que vous voulez, que cela est permis, mais que la réalité se limite au monde des causes naturelles. A partir de là, ce que vous croyez sur le plan du miraculeux est automatiquement relégué au domaine de l'imaginaire, et l'idée même de le tester sur le plan naturel semble absurde : les miracles n'existent pas... donc les miracles n'existent pas. Voilà en réalité la profondeur du raisonnement des philosophes qui disent que ce que vous croyez ne peut pas avoir d’influence sur la réalité, comme si la foi était totalement en dehors de la réalité. Au fond, c'est l’homme qui a créé un dieu à son image et non plus Dieu qui a créé l’Homme à Son image, ce qui conduit à un rejet et à un déni du miraculeux. On a tendance à s’appuyer sur ce que l’on connaît au lieu de reconnaître que Dieu est le Créateur de toutes choses, le Tout-Puissant qui opère des miracles.

Dans le texte que nous avons lu, nous lisons le descriptif d’une journée « normale » de l’apôtre Paul où Dieu intervient avec puissance. De la même manière, Il a prévu d’agrémenter le quotidien de chacun d'entre nous par Sa puissance. Paul fait naufrage, échappe à la mort et se retrouve sur l’île de Malte. Alors qu’il veut mettre du bois dans le feu, une vipère le mord. Les habitants du pays présents sur place se disent : « Il va mourir, c’est certainement un homme mauvais et la 'justice' l’a puni ». Car à leurs yeux et dans leur compréhension, la morsure de la vipère n’est pas le résultat des circonstances ou du hasard mais c’est une intervention surnaturelle. Par la suite, ils constatent que Paul n’est pas affecté par la morsure – ce qui est la conséquence de la promesse que Jésus nous a faite dans Marc 16 :16s. Ils en déduisent alors que Paul est un dieu. Tout cela se passe sur l’île de Malte, il y a près de 2000 ans et bien avant le rationalisme...

Qu’aurions-nous dit dans les mêmes circonstances ? Qu’il s’agit d’une chance extraordinaire, d’une coïncidence, que la vipère n’avait pas de venin, qu’elle était déjà morte, qu’en fait c’était une couleuvre, etc. ? Une chose est certaine, nous n’aurions jamais fait les mêmes déductions que les gens autour de Paul à ce moment-là. Et cela parce que notre vision du monde est différente : nous réfléchissons tout d’abord à toutes les causes naturelles possibles et nous laissons la place à la possibilité d’un miracle comme étant la dernière probabilité ! Voire souvent, cette dernière explication est tout simplement rejetée et on préfère l’appeler « hasard », tout en nous disant qu’il doit bien avoir une explication rationnelle et une cause naturelle et logique, mais que nos connaissances présentes ne nous permettent pas de l'expliquer.

Dieu ne nous demande pas d’abandonner notre logique ni de renoncer à notre quotient intellectuel parce que nous sommes disciples... Bien au contraire, Dieu nous invite à avoir l’intelligence de comprendre que le monde dans lequel nous vivons est plus grand que ce que nous pensons : il n’y a pas seulement un monde visible, il y a aussi un monde invisible et ce que nous voyons n’est que le résultat de ce qui se passe dans l'invisible (cf. Hébreux 11:3).

Un miracle est donc une irruption du monde invisible dans notre monde visible. C’est ce que nous ne voyons pas et espérons qui devient visible. Néanmoins le miracle biblique est bien plus qu’un phénomène surnaturel, c'est Dieu qui est à la source du miracle, à son origine, et non pas le diable. C’est une intervention de Dieu en faveur de sa Création. Ainsi, le simple fait que quelque chose soit surnaturel ne signifie pas nécessairement que cela vienne de Dieu.

Au travers de cette définition, il nous apparaît que les miracles accomplis par Jésus et qu’il accomplit encore aujourd’hui au travers de son corps, l’Eglise, ont toujours eu pour but pour révéler quelque chose du caractère et de la nature de Dieu. Ils sont une manifestation évidente de Son amour, de Sa compassion, ou d’autres facettes de son caractère telles que Sa justice, Sa  fidélité, Son omniscience, etc. Un vrai miracle divin va toujours amener à l’adoration de Dieu et à élever le nom de Jésus.

Un miracle n’est pas quelque chose que l’on peut faire par nous-mêmes, ce n’est pas un tour de magie ou quelque chose qui va attirer l’attention sur nous-mêmes. Dieu est l’unique auteur des miracles. Le livre des Actes montre très clairement que c’est Jésus, par le Saint-Esprit, qui opérait les miracles au travers des mains des apôtres. Pourquoi ne pas prendre un temps pour demander au Saint-Esprit de venir te rencontrer et te révéler tout ce qui pourrait faire obstacle au miraculeux dans ta vie ?

MA DÉCISION:

Ce que j’ai compris pour ma vie personnelle :

Ce que je décide pour ma vie par rapport à ce que je viens d’apprendre :

Ce que tu décides aujourd’hui détermine qui et ce que tu seras demain !

Ces méditations sont tirées du livre « un disciple en marche », un véritable manuel de disciples. Qui plus est, c’est un outil pratique pour faire des disciples de manière simple et pratique. La multiplication de disciple commence par toi et c’est pour toi… Pour en savoir plus tu peux trouver le livre sur www.vievictorieuse.org

Jour 2 – Les limites qui nous empêchent de bien demander

VERSETS RÉFÉRENCE :

1 Jean 4:16 Louis Segond
16 Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Hébreux 11:6 Louis Segond
6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Jean 8:29 Louis Segond
29 Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.

Jean 9:31 Louis Segond
31 Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui là qu'il l'exauce.

Matthieu 6:5-8 Louis Segond
5 Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.
6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
7 En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
8 Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

Éphésiens 6:11 Louis Segond
11 Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.

Galates 2:4 Louis Segond
4 Et cela, à cause des faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l'intention de nous asservir.

RÉFLEXIONS :

Lis 1 Jean 4 :16, Hébreux 11 :6, Jean 8 :29 et 9 :31, Matthieu 6 :5-8, Ephésiens 6 :11 et Galates 2 :4 et prends un moment pour répondre aux questions suivantes :

Essaye de réfléchir : pour ta propre vie, qu’est-ce qui bloque ou limite l’exaucement de tes prières ?

A l’aide des textes ci-dessus, énumère quelles sont les cinq raisons qui nous limitent dans la prière.

CONTENU :

Puisque nous pouvons TOUT demander à Dieu, qu’est-ce qui nous limite à recevoir ? Car comme un de mes amis aime à le dire, le problème n’est jamais en haut, mais toujours en bas... Pour le dire autrement, Dieu a déjà TOUT donné, nous avons TOUT reçu pleinement en Christ (Colossiens 2 :10). Alors qu’est-ce qui fait obstacle de notre côté ?

Tout d’abord, il est essentiel d’avoir une bonne image de Dieu, car autrement, cela nous empêche de croire et de vivre le « TOUT » de l’exaucement. Notre compréhension de qui est Dieu est souvent limitée par l’image qui nous a été transmise d’un Dieu sévère, sans états d’âmes, inflexible, absent et dur... Ce qui est absolument faux, car au contraire notre Dieu est un Dieu d’amour qui est bon. Certes, on peut parfois avoir l'impression qu'Il est sévère lorsqu'Il nous corrige ou lorsque nous payons les conséquences de nos erreurs, mais il faut savoir que Dieu nous corrige toujours dans l'amour. En fait, nous projetons souvent sur Dieu l'image de notre père terrestre, ce qui biaise notre façon de Le voir mais aussi notre façon de nous voir, tant L'imaginer comme sévère nous maintient dans une insécurité et nous fait nous sentir indigne de Lui) Sa nature et Son caractère ne sont que bonté et Il nous a déjà tout donné en nous donnant Jésus... C’est pour cela que nous pouvons clairement établir que la limite n’est jamais de Son côté. Ainsi, lorsque nous comprenons Son amour et Son désir de donner, nous commençons à nous attendre à recevoir de manière différente, et à demander également avec foi, sachant que nous allons recevoir.

Il y a aussi nos expériences qui nous limitent, comme par exemple toutes les prières qui n’ont pas encore été exaucées... Si nous ne sommes pas vigilants, chaque fois que nous prions sans voir de résultats, nous pouvons laisser la déception, le doute, voire l’incrédulité gagner nos cœurs. Ne rejetons jamais la faute sur Dieu et n’acceptons jamais des pensées qui voudraient nous faire croire que Dieu ne voulait pas nous répondre, qu’Il n’avait pas le temps, que nous ne le méritions pas, etc. Tout cela sont des mensonges. Lorsque notre prière n’est pas encore exaucée, adoptons cette attitude de demander à Dieu pourquoi et, si nous n'obtenons pas de réponses, nous pouvons simplement laisser cette question devant Dieu en Lui disant que nous refusons de laisser cela briser notre relation d’intimité et de foi avec Lui.

Car souvenons-nous que Dieu ne répond pas tant à la requête formulée dans la prière qu'à la prière faite dans la foi. C’est cette dernière qui ouvre les cieux pour les exaucements, car la foi n’est rien d’autre que de saisir la volonté de Dieu et de se mettre en accord avec elle. Dans Hébreux 11 :6, il est dit que sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. Et Jésus déclare dans Jean 8 :29 que le Père ne le laisse jamais seul parce qu’Il fait toujours ce qui Lui est agréable. Par ailleurs dans Jean 9 :31, il est dit « Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs ; mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. » La Bible est donc extrêmement claire sur le fait que Dieu désire nous exaucer. Nous ne devons pas baser nos théories et notre façon de prier sur nos expériences, mais ce sont nos expériences qui doivent s'aligner sur la Parole de Dieu. Ce faisant, nous pourrons découvrir que chaque fois que nous avons prié avec foi et conviction en accord avec la volonté de Dieu, quelque chose de bon en a résulté.

Un autre élément qui nous limite est notre chair. Parfois nos prières sont superficielles, nos motivations ne sont pas bonnes et nos buts vont à l’encontre de la volonté de Dieu. Notre chair est également une entrave dans le sens qu'elle peut venir faire obstacle à la persévérance, mais nous en parlerons davantage dans notre prochaine méditation quotidienne.

Notre entourage peut également être un facteur limitant. Lorsque nous prions avec foi pour un miracle, il n’est pas rare que des personnes autour de nous commencent à se moquer et/ou à essayer de nous décourager. La prière faite avec foi provoque souvent la jalousie (pourquoi Dieu lui répondra-t-il à lui ou à elle et pas à moi ?), et elle dérange en révélant l’incrédulité et la passivité. C’est une raison pour laquelle il est important de prier avec des personnes qui nous soutiennent et sont en phase avec nous.

Il faut également comprendre que, dans le monde qui nous entoure, les ténèbres nous environnent elles aussi. Or le monde des ténèbres cherche par tous les moyens à nous empêcher d’être exaucés. Ainsi, lorsque nous nous mettons à prier, l'ennemi tente de distiller toutes sortes d’excuses, de pensées de doutes et d’incrédulité. C’est alors que nous laissons notre foi être infiltrée par des « Si c’est Ta volonté... », « Si Tu pouvais... » ou « Tu le dis dans Ta Parole, mais si Tu voulais bien le faire pour moi... ». Ce monde des ténèbres vient également parfois interagir par des circonstances extérieures à nos vies : alors notre situation s’aggrave ou des obstacles apparaissent, etc.

Trop souvent, nous prions en fonction de nos impressions, de nos doutes et sous la pression des circonstances qui nous disent que la situation est désespérée... Prier ce n’est pas être dans la réaction, mais dans l’action ! Pour toutes ces raisons, il est fondamental de toujours prier en demeurant établi sur les promesses de la Bible et de choisir de croire ce que Dieu dit et non pas ce que nous voyons ou ressentons. Prends la décision de t’aligner sur la volonté de Dieu qui veut toujours t’exaucer et décide de ne rien laisser faire obstacle à Sa volonté...

MA DÉCISION:

Ce que j’ai compris pour ma vie personnelle :

Ce que je décide pour ma vie par rapport à ce que je viens d’apprendre :

Ce que tu décides aujourd’hui détermine qui et ce que tu seras demain !

Ces méditations sont tirées du livre « un disciple en marche », un véritable manuel de disciples. Qui plus est, c’est un outil pratique pour faire des disciples de manière simple et pratique. La multiplication de disciple commence par toi et c’est pour toi… Pour en savoir plus tu peux trouver le livre sur www.vievictorieuse.org

Jour 5 – La sanctification, une décision personnelle et quotidienne

La sanctification ne nous tombe pas dessus, c’est une décision personnelle et quotidienne de se mettre à part pour notre Seigneur

VERSETS RÉFÉRENCE :

Romains 12:1-2 Louis Segond
1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.
2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Actes 26:17-18 Louis Segond
17 Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie,
18 afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés.

Actes 3:15-18 Louis Segond
15 Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts; nous en sommes témoins.
16 C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous.
17 Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs.
18 Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu'il avait annoncé d'avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir.

RÉFLEXIONS :

Lis Romains 12 :1-2 ; Actes 26 :17-18 et Actes 3 :15-18 et prends un moment pour répondre aux questions suivantes :

Quel est le moyen de nous mettre à part pour notre Dieu ?

Comment Dieu se débarrasse-t-il de ce qui n’est pas droit dans nos vies ?

Selon toi, comment doit être notre sacrifice pour qu’il soit accepté par Dieu ?

CONTENU :

Être chrétien, ce n’est pas renoncer à tout sens des responsabilités. Je ne sais pas pourquoi nombre de chrétiens ont tendance à croire que Dieu va tout faire pour eux et à leur place. C'est totalement faux, car Dieu fait de nous Ses partenaires, ce qui implique qu’Il nous rend responsables de nos actions, de nos choix et de nos changements. En ce qui concerne la sainteté, arrêtons d’espérer que Dieu vienne nous bousculer et nous transformer sans que l’on n’ait rien à faire. C’est de l’utopie qui n’est que le résultat d’un manque de volonté à devenir saints. Jésus nous aime et Il nous respecte énormément, ce qui fait qu’Il s’attend à ce que nous prenions nous-mêmes les décisions qui vont marquer un changement dans nos vies. Souvenons-nous toujours que ce sont nos décisions d’aujourd’hui ou notre absence de décision qui déterminent qui et ce que nous serons demain.

C’est donc à nous de savoir placer notre vie sur l’autel de Dieu (cf. Romains 12 :1) afin qu’Il vienne avec Son feu brûler tout ce qui n’est pas droit et juste dans nos vies (cf. Luc 3 :15-18). La Bible nous enseigne que pour qu’un sacrifice soit accepté par Dieu, il doit être volontaire et entier pour Dieu. Le mot même de sacrifice implique que ce n’est pas facile et que cela coûte... Cependant, il y a toujours une riche bénédiction liée au sacrifice, car Dieu honore le sacrifice par Sa présence.

Nous devons comprendre que Dieu ne s'intéresse pas à ce qui est apparent, ce qu’Il recherche c’est notre cœur. Il s'agit que ce dernier soit pur et entier pour Lui. Car trop souvent, comme nous savons que le péché ne plaît pas au Seigneur, nous avons tendance à vouloir sauver les apparences du mieux que nous pouvons afin d’essayer de garder une bonne conscience, cependant au fond de nous-mêmes, nous n’avons pas réellement décidé d’en finir avec le péché dans notre vie. La seule solution pour être libéré du péché, c’est la croix, ce qui implique la mort à soi, cette mise à part pour Christ afin de vivre en Lui et pour Lui.

Prendre la décision de vivre dans la sainteté et de ne plus faire de compromis avec le péché est un acte de foi (cf. Actes 26 :18) et c’est à nous de prendre cette décision. Elle est le résultat de notre amour pour Jésus. Par exemple, lorsque nous nous marions, nous comprenons que nous devons nous mettre à part pour notre conjoint par amour pour lui. Il en est exactement de même dans notre relation avec Jésus : nous ne devons pas être motivés par le devoir ou pour observer des lois, mais par notre amour sans limite pour notre Sauveur. La sainteté n’est pas un acte religieux, c’est le résultat de notre relation d’intimité et d’amour avec notre Dieu.

Dans notre décision de nous mettre à part pour Dieu, nous réalisons que le péché n’est pas uniquement en rapport avec ce que nous faisons, mais qu'il implique également les choses que nous ne faisons pas. Il ne s’agit pas seulement d’éviter de faire le mal mais aussi de savoir s’appliquer à faire le bien. Il n’y a pas de sainteté sans une vie entièrement consacrée à Dieu. Ainsi, nous ne pouvons pas envisager de vivre à 99 % pour Dieu : soit nous vivons de manière radicale à 100 % pour Dieu, soit nous ne vivons pas pour Lui !

C’est le moment de prendre une décision : qu’est-ce qui dans ta vie aujourd’hui a besoin d’être donné à Dieu ? Qu’est-ce qui fait obstacle à ta relation d’amour avec Lui ? Cultive dans ton cœur une relation d’amour passionné pour ton Dieu et tu verras la différence que cela va produire dans ta vie...

MA DÉCISION:

Ce que j’ai compris pour ma vie personnelle :

Ce que je décide pour ma vie par rapport à ce que je viens d’apprendre :

Ce que tu décides aujourd’hui détermine qui et ce que tu seras demain !

Ces méditations sont tirées du livre « un disciple en marche », un véritable manuel de disciples. Qui plus est, c’est un outil pratique pour faire des disciples de manière simple et pratique. La multiplication de disciple commence par toi et c’est pour toi… Pour en savoir plus tu peux trouver le livre sur www.vievictorieuse.org

Jour 7 - Pardonner est possible à tous

VERSETS RÉFÉRENCE :

Luc 23:34 Louis Segond
34 Jésus dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.

Actes 7:59-60 Louis Segond
59 Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit!
60 Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria d'une voix forte: Seigneur, ne leur impute pas ce péché! Et, après ces paroles, il s'endormit.

RÉFLEXIONS :

Pardonner est possible à tous et nous pouvons le vivre grâce au pardon que Dieu nous a accordé et à l’amour qu’Il répand dans nos cœurs.

Lis Luc 23 :34 et Actes 7 :59-60 et prends un moment pour répondre aux questions suivantes :

Qu’est-ce qui m’empêche de pardonner ? Comment puis-je dépasser ces obstacles ?

Quelles sont les étapes qui marquent une démarche de pardon ?

CONTENU :

En lisant ces deux passages où Jésus et Etienne sont mis à mort de manière totalement injuste, nous ne pouvons qu’être défiés par leur réaction. Tous deux choisissent de pardonner et de bénir au lieu de maudire, ce qui serait certainement la réaction naturelle à avoir en pareille situation ; et l’histoire nous montre de nombreux exemples d’hommes et de femmes qui, au moment d’être exécutés, maudissent leurs juges et leurs bourreaux. Nous voyons donc que pardonner n’est pas quelque chose de facile et que sans l’amour de Dieu manifesté dans nos cœurs, il est presque impossible de pardonner réellement...

Ne croyons pas que le fait de pardonner est uniquement réservé à certaines personnes en particulier, car ce n’est pas le cas. Tout comme nous avons tous été pardonnés pour nos péchés (même si nous avons à saisir ce pardon par la foi pour être réconciliés avec Dieu), nous sommes tous appelés à pardonner aux autres, quels qu'ils soient. Aucune exception ni aucune excuse ne peuvent nous empêcher de vivre ce cadeau extraordinaire qu’est le pardon... Alors ne laissons pas le mensonge nous tromper et choisissons de vivre tous les jours de notre vie dans la liberté que le pardon nous offre.

Pardonner comme Dieu nous a pardonnés et aimés ne peut se faire que parce que Dieu nous a aimés le premier et c’est dans notre relation avec Lui que nous pouvons agir de même, que nous pouvons puiser la force et le courage de pardonner. Cependant, il est bon de pouvoir être concret sur la manière de procéder, c'est pourquoi vous trouverez ici les étapes principales jalonnant le cheminement du pardon.

Tout d’abord, nous sommes invités à prier pour ceux qui nous ont fait du mal et à les bénir (cf. Matthieu 5 :44). En agissant ainsi, nous prenons la décision de les aimer, c'est-à-dire de leur manifester le cœur de Dieu qui, Lui, les aime déjà et les a toujours aimés...

Ensuite, il s’agit de ne pas se voiler la face ni d'essayer d’excuser les personnes ou encore de minimiser les choses. En effet, nous avons besoin de reconnaître le mal qui nous a été fait et de mettre la lumière sur la douleur que nous avons éprouvée. Afin d'être mieux à même de définir la dette que la personne a à notre égard, mettre les choses par écrit peut nous aider.

L’étape suivante est de décider de pardonner. Il peut parfois être bon de s'entourer d'une personne qui sera comme un témoin de notre décision. A ce moment-là, si tu as écrit les offenses qui t'ont été afligées, prends un moment pour brûler cette feuille, comme une déclaration de ton choix de ne pas y revenir.

Pour faire suite à cela, il peut s’avérer nécessaire que tu fasses une démarche de pardon concrète en écrivant ou rencontrant la personne qui t'a offensé.

Tout au long de ces dernières étapes, il est évident que l’on continue de prier pour la personne qui nous a offensé a n de la bénir. Maintenant, nous pouvons décider de la voir comme Dieu la voit, avec Ses yeux et Son regard. Avant c’était diffcile de le faire, car nous étions aveuglés par l’offense.

En fin, nous choisissons de faire du pardon notre style de vie en restant toujours au niveau de la grâce sans nous laisser perturber par quoi que ce soit. Car le pardon n’est jamais un acte unique, c’est un style de vie, celui d’un disciple de Christ !

Prends un moment pour revoir ces différentes étapes et évaluer ta vie en fonction. Demande au Saint-Esprit de te révéler si tu as besoin d’agir et comment. Positionne-toi en décidant de faire du pardon un style de vie et cela quel que soit ce qui va t’arriver !

MA DÉCISION:

Ce que j’ai compris pour ma vie personnelle :

Ce que je décide pour ma vie par rapport à ce que je viens d’apprendre :

Ce que tu décides aujourd’hui détermine qui et ce que tu seras demain !

Ces méditations sont tirées du livre « un disciple en marche », un véritable manuel de disciples. Qui plus est, c’est un outil pratique pour faire des disciples de manière simple et pratique. La multiplication de disciple commence par toi et c’est pour toi… Pour en savoir plus tu peux trouver le livre sur www.vievictorieuse.org

Jour 4 - Le Saint-Esprit nous convainc d’aimer

VERSETS RÉFÉRENCE :

Matthieu 6:14-15 Louis Segond
14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi;
15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

RÉFLEXIONS :

Le Saint-Esprit nous convainc d’aimer. Se fermer à cette conviction revient à se fermer également à la grâce de Dieu pour les perdus et à perdre sa passion pour le Royaume de Dieu

Lis Matthieu 6 :14-15 et prends un moment pour répondre aux questions suivantes :

Pourquoi le fait de pardonner est-il si important pour nous qui sommes enfants de Dieu ?

A qui dois-je pardonner et qu’est-ce qui m’empêche de le faire ?

CONTENU :

Ces deux versets viennent appuyer et développer ce que Jésus nous a enseigné dans la prière du « Notre Père », qui est plus qu’une prière, mais également une véritable manière de vivre. En effet, il y est dit « Pardonne- nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (cf. Matt. 6 : 12). Cela révèle que le pardon que Dieu nous accorde est conditionnel, non seulement au fait que nous nous repentions pour nos fautes, mais également à notre capacité et à notre mesure de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal. Toutefois cela ne touche pas notre salut, car en tant que disciples de Christ, nous avons reçu le pardon de nos péchés au moment de notre repentance et de notre foi. Nous avons été pardonnés de manière définitive par rapport à notre passé, c’est la justification par la foi. Nous en reparlerons plus dans la méditation suivante. Tu peux également te référer à l’histoire que Jésus relate dans Matthieu 18 : 23 à 35. Ne pas pardonner est quelque chose de sérieux qui peut avoir de graves conséquences pour nos vies.

Nous avons tous besoin du pardon de Dieu car nous ne sommes pas parfaits et cela même si nous tendons tous les jours un peu plus vers cette ressemblance avec Christ. C’est pour cette raison que le Saint-Esprit vient nous convaincre d’aimer notre prochain. Car le pardon n’est pas un acte calculé ou intéressé, c’est un acte d’amour envers l’autre. Lorsque le Saint-Esprit vient nous convaincre d’aimer, Il nous révèle l’autre non pas comme nous le percevons ou le voyons, mais comme Lui le voit : une personne imparfaite, qui a besoin de la grâce de Dieu et pour laquelle Christ a donné Sa vie.

Cette conviction d’amour que le Saint-Esprit nous donne à l’égard des autres vient confronter notre esprit de jugement et de critique (qu’on appelle trop souvent constatation). Juger et critiquer n’est rien d’autre que de l’orgueil, car nous nous plaçons dans une position de supériorité par rapport aux autres et, en agissant ainsi, nous oublions non seulement que nous ne sommes pas meilleurs que notre prochain, mais également que Dieu l’aime tout autant que nous... Nos vies ne sont que le résultat de Sa grâce et de Son amour. C’est dans cette proximité avec le Saint-Esprit que nous pouvons aimer comme Dieu nous a aimés. Le jugement appartient à Dieu et la critique au diable, ce qui veut dire que ni l’une ni l’autre n’ont de place dans nos vies... Assurons-nous donc de cultiver notre relation avec le Saint-Esprit, et ce afin d'aimer et de bénir notre prochain.

Ce n’est pas quelque chose de facile, ni de naturel à faire, mais souvenons-nous toujours que le Royaume de Dieu est contre-intuitif. C’est pour cette raison que nous avons besoin de la présence du Saint-Esprit, mais également de savoir nous faire violence contre nos sentiments et nos pensées. Car lorsque nous fermons nos cœurs à la grâce de Dieu, nous en arrivons à perdre notre paix intérieure et notre passion pour le Royaume de Dieu. Ce qui nous conduit à nous centrer sur nous-mêmes, sur nos besoins, nos émotions, etc. Nous devenons le centre de notre monde, au lieu de laisser Dieu en être le centre et constituer notre raison de vivre. Dès lors que nous parvenons à cela, Son Royaume devient naturellement la cause pour laquelle nous sommes prêts à donner notre vie.

Lorsque tu te querelles ou que tu es offensé et que tu refuses de pardonner, si dans les heures qui suivent tu essayes de témoigner de ta foi ou de prier, tu vas rapidement découvrir que d’une part rien ne se passe, mais également que tu ne te sens pas bien intérieurement. Tu as perdu ta joie, ta paix, la fraîcheur de la vie avec Christ et ta passion pour Jésus. On ne peut éviter les conflits et ces derniers font partie d’une relation saine, on ne peut non plus éviter les offenses, cependant nous avons besoin de savoir les identifier et de décider de pardonner. Et le meilleur moment de le faire est immédiatement ! Dès le moment où nous décidons de pardonner, nous retrouvons Son amour, Sa paix, Sa joie, etc., et nous pouvons à nouveau être dans une position d'amour.

Pour conclure, la seule chose qui pourrait nous empêcher de pardonner, c’est nous-mêmes, et le seul moyen de le faire est de rester ouverts et disponibles à la présence de Dieu. Car c’est Lui qui vient non seulement nous convaincre d’aimer et de pardonner, mais également qui nous donne la force de le faire. N’endurcissons jamais nos cœurs à Son égard, mais au contraire laissons-Le agir en nous et accordons-nous avec Lui. Notre vie en dépend, mais également celle de ceux qui nous entourent. Car c’est lorsque nous sommes passionnés pour le Royaume de Dieu que notre monde est transformé... Pourquoi ne pas abandonner ta vie à Dieu maintenant ? Je t'encourage à prier en ce sens.

MA DÉCISION:

Ce que j’ai compris pour ma vie personnelle :

Ce que je décide pour ma vie par rapport à ce que je viens d’apprendre :

Ce que tu décides aujourd’hui détermine qui et ce que tu seras demain !

Ces méditations sont tirées du livre « un disciple en marche », un véritable manuel de disciples. Qui plus est, c’est un outil pratique pour faire des disciples de manière simple et pratique. La multiplication de disciple commence par toi et c’est pour toi… Pour en savoir plus tu peux trouver le livre sur www.vievictorieuse.org

Jour 3 – Le Pardon : un acte d’obéissance

VERSETS RÉFÉRENCE :

Matthieu 18:15-35 Louis Segond
15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère.
16 Mais, s'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.
17 S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Église; et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain.
18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.
19 Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.
20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux.
21 Alors Pierre s'approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Sera-ce jusqu'à sept fois?
22 Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois.
23 C'est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.
24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût acquittée.
26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.
27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.
28 Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l'étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.
29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.
30 Mais l'autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu'à ce qu'il eût payé ce qu'il devait.
31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé.
32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais supplié;
33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi?
34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait.
35 C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur.

RÉFLEXIONS :

Le pardon n'est pas lié à nos sentiments, c’est un acte d’obéissance. Souvent les sentiments ne suivent qu'à partir du moment où on prend la décision de pardonner.

Lis Matthieu 18 :15-35 et prends un moment pour répondre aux questions suivantes :

Qu'est-ce qui pourrait t’aider à pardonner à quelqu’un ?

Comment peut-on savoir que l’on a vraiment pardonné, par quel signe le reconnaître ?

CONTENU :

Voilà une vérité tellement importante et qui va changer ta manière de vivre... Pardonner ne dépend pas de ce que tu ressens, mais cela dépend de ce que Dieu dit. C’est pourquoi le pardon est une décision et un acte délibéré que l’on prend de manière indépendante de ce que l’on peut ressentir et penser...

Lorsque nous avons été offensés, il est naturel que tout dans nos sentiments et nos raisonnements nous dise de ne pas pardonner, et nous pouvons avoir des pensées de ce genre : « Cette personne l’a fait exprès, elle ne mérite pas mon pardon, lui pardonner serait l’encourager à recommencer, je souhaite qu'elle me le paie. C’est à elle de venir s’excuser, je suis dans mon bon droit », et ainsi de suite. Peut-être est-ce d'ailleurs ce qui tourne actuellement dans ta tête... Ce type de pensées nous conduit à dire : « Je ne peux pas pardonner maintenant, c’est trop tôt », etc. Cependant tu pourrais alors attendre dix ans de plus sans pouvoir parvenir à pardonner. Car ce ne sont pas nos sentiments qui doivent influer sur notre décision, mais c'est notre décision qui changera nos sentiments !

Comment devons-nous donc procéder ? Comme nous l’avons mentionné́ hier, Jésus a dit : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » (Matthieu 5 :44). Ces mots ne sont pas une option de la vie chrétienne, c’est un ordre et, comme tout ordre, il est fait pour être exécuté.

Commence donc par prier pour ceux qui t’ont offensé en mentionnant leur nom et en les bénissant, en demandant à Dieu de leur faire du bien et de les faire prospérer. C’est naturel que tu ais de la peine à le faire et que tu ais des pensées qui te disent que ce n’est pas juste et ainsi de suite... C’est au moment de prier pour quelqu’un que l’on peut réaliser à quel point nous avons un blocage vis-à-vis de cette personne.

Ce qui nous conduit naturellement, dans la prière devant Dieu, à décider de pardonner. Il est important d’être spécifique afin de bien pouvoir annuler la dette qui nous était due. Parfois, cela peut aider d’écrire sur un papier ce que nous avons à pardonner et de le donner à Dieu en décidant de pardonner, puis de simplement brûler ce papier comme un signe concret pour mettre en évidence que la dette a été annulée.

Ce pardon doit parfois être suivi (lorsque c’est possible) d’un acte concret, par exemple une lettre ou une rencontre avec la personne ‒ ce qui peut libérer la réconciliation. Au moment où tu décides de pardonner, tu tends ta main pour que l’amour de Dieu coule en toi. A ce moment-là, Dieu te montre la personne qui t’a fait du mal avec Ses yeux et tu réalises à quel point cette personne était elle-même prisonnière de sa méchanceté, de son passé et des blessures qu’elle avait elle-même reçues. Et alors que tu continues à prier pour elle, tu vas te surprendre à l’aimer comme Dieu l’aime...

Parfois notre pardon commence par une demande de pardon. Souvent les gens qui nous ont fait du mal étaient en position d’autorité par rapport à nous et notre réaction naturelle a été la rébellion et la haine face à toute forme d’autorité. En commençant par leur demander pardon pour notre attitude et à demander pardon à Dieu pour notre rébellion, nous ouvrons la porte à l’amour de Dieu et pouvons ainsi aider ces gens à reconnaître leurs torts. Le pardon peut ensuite être verbalisé. Tu ne dois pas te décourager si la personne réagit très mal sur le moment. Ta vie de prière personnelle aura un jour raison de ces murs apparemment infranchissables, notamment chez quelqu’un que tu aimes, tel un parent ou un ami proche. Tu as fait ce que Dieu te demandait. Continue simplement à prier.

La décision de pardonner nous libère mais elle est souvent suivie d'un sursaut quelques heures ou quelques jours plus tard : « Mais alors... Il/elle peut repartir libre, tranquillement, et je ne vais plus pouvoir le/la poursuivre... » ou de sentiments négatifs, car si nous avons décidé de pardonner, cela prend un peu plus de temps pour être restauré et guéri dans nos émotions. A ce moment-là, il est important de ne pas oublier notre décision de pardonner a n de ne pas retomber dans le cycle de la vengeance et de la haine. Après avoir décidé de pardonner, l'amour de Dieu ne coule pas toujours immédiatement en nous pour nous aider à aimer cette personne, c’est pourquoi il faut savoir tenir ferme sur sa décision.

Il faut savoir que le pardon est un style de vie, une décision durable. Il nous permet de vivre au niveau de la grâce et ne pas en redescendre. Il y a deux tests qui permettent de savoir si l'on a vraiment pardonné. Premièrement, il s'agit de se rendre compte si l'on est encore tenté de parler à quelqu’un d’autre de tout le mal que cette personne nous a faite... Si c’est le cas, nous n’avons pas réellement pardonné, car en racontant notre histoire, nous souhaitons secrètement trouver des supporters de notre amertume, des gens pour s’apitoyer avec nous sur notre sort. Deuxièmement, il s'agit de vérifier notre attitude intérieure lorsque l’on rencontre ces personnes et qu’on les regarde dans les yeux. Quels sont alors les sentiments qui s'agitent à l’intérieur de nous-mêmes ?

La décision de pardonner nous libère de la haine et de l’amertume. A tel point que cette libération est parfois suivie d’une guérison physique, notamment d’arthrose, d’ulcères, de maux de dos... Et toi, qu’as-tu besoin de décider aujourd’hui ?

MA DÉCISION:

Ce que j’ai compris pour ma vie personnelle :

Ce que je décide pour ma vie par rapport à ce que je viens d’apprendre :

Ce que tu décides aujourd’hui détermine qui et ce que tu seras demain !

Ces méditations sont tirées du livre « un disciple en marche », un véritable manuel de disciples. Qui plus est, c’est un outil pratique pour faire des disciples de manière simple et pratique. La multiplication de disciple commence par toi et c’est pour toi… Pour en savoir plus tu peux trouver le livre sur www.vievictorieuse.org

Vie Victorieuse a pour objectif de publier des livres et des articles qui encouragent les disciples de Christ à vivre leur vie à la mesure de ce que Dieu a prévu pour eux, afin qu’ils soient de ceux qui écrivent l’Histoire et ne la subisse pas. Le but est de t’aider, toi et tes amis à grandir en Christ, à former des disciples et implanter des églises.
© COPYRIGHT 2024 UNE VIE VICTORIEUSE ALL RIGHTS RESERVED.
envelopecartphone-handset linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram